Nicolas Sarkozy veut restaurer l'apprentissage de la morale à l'école. C'est certes une bonne chose que les enfants apprennent les valeurs républicaines, et je rajouterais que c'est déjà fait en grande partie. Mais cela reste louable de vouloir continuer dans cette direction.
Mais voila, lui-même, en tant que président ne donne pas l'exemple, bien au contraire. Voici une série de vidéos que les jeunes regardent beaucoup en ce moment:
Il avait déjà fait rire nos amis Belges lors du G8:
Il avait perdu son sang froid, en invitant un pêcheur à descendre pour s'expliquer avec lui:
Sarko perd son sang-froid : l'intégrale
Lors de la signature d'un contrat en Roumanie, il avait montré son goût pour un stylo de façon tellement prononcée qu'il l'avait finalement embarqué:
Il avait envoyé un SMS en pleine signature de contrats internationaux:
Voila maintenant qu'il lance un "Casse-toi, casse-toi alors pauvre con va..." à une personne qui ne veut pas lui serrer la main lors du salon de l'agriculture:
Alors voila, comment expliquer aux jeunes qu'ils doivent avoir du respect, en se tenant bien, en n'insultant pas les autres, en n'utilisant pas leur portable en classe, si le président de la république fait tout le contraire ? Ce comportement présidentiel indigne met à mal le travail quotidien des enseignants, des éducateurs et des parents, qui veulent donner une éducation de respect aux enfants.
Il est grand temps que Nicolas Sarkozy fasse preuve de respect lui-même, vis à vis de sa propre fonction, avant de donner des leçons aux autres.
Nicolas Gaborit
Il y a peut-etre plus grave que sa vulgarite ou ses exces de boisson a reprocher a Sarkozy sur son non-respect des valeurs republicaines... Connaissant les methodes de manipulation du personnage, il est probable que le but de cette mesure demago et hypocrite ait ete precisement de desamorcer les denonciations de ses atteintes a la republique. Petit rappel :
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Appel du magazine Marianne : Pour une vigilance républicaine publié dans le numéro 565 du samedi 16 février.
Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.
- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIè siècle.
Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.
Signataires :
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle, administrateur de la Fondation Charles de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancienne ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atlantiques,
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancienne ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Loire
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes
Rédigé par: Maquisard | 25 mar 2008 à 00h34