En ce début 2008, je voulais vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
2007 n’aura pas été la meilleure des années. Je la qualifierais d’année des égoïsmes et des affrontements : En France travailleurs contre chômeurs, usagers contre cheminots, salariés du privé contre fonctionnaires, Français de souche contre immigrés, socialistes contre socialistes. Dans le monde occidentaux contre islamistes, Israéliens contre Palestiniens, Europe contre Chine, …
L’élection de Nicolas Sarkozy est à l’image de cette année : alors qu’il avait été élu avec le slogan « Ensemble tout est possible », il n’a fait que renforcer les inégalités et les égoïsmes.
Tout d’abord, sa première mesure, la plus urgente donc, aura été le bouclier fiscal, pour rendre les plus aisés encore plus aisés. Ensuite il aura réussi à opposer les Français entre eux en voulant à tout prix réformer les régimes spéciaux, alors qu’il aurait été plus juste de remettre à plat dans son intégralité le système des retraites. Enfin, après s’être augmenté son salaire de plus de 200%, il aura répondu aux Français que si ils voulaient d’avantage de pouvoir d’achat ils n’avaient qu’à demander à leurs patrons si ils acceptaient d’acheter leurs acquis sociaux, en oubliant les plus défavorisés dont les revenus auront été « revalorisés » à un niveau inférieur à l’inflation.
Nicolas Sarkozy veut pour 2008 une nouvelle politique de civilisation, mais comment pourrait-on lui faire confiance lorsqu’il annonce le contraire de ce qu’il fait ? Comment ose-t-il parler de moralisation du capitalisme financier quand il veut dépénaliser le droit des affaires ? Comment ose-t-il adresser ses encouragements aux plus démunis alors qu’il a augmenté leurs revenus de façon dérisoire (1,6% pour le RMI, 1,1% pour les adultes handicapés et 1,1% pour les petites retraites), quand il s’est augmenté lui-même de 206% ? Comment veut-il être irréprochable et représenter tous les Français quand, malgré son augmentation de salaire, il se fait payer une partie de ses vacances par un homme d’affaire, propriétaire de presse, et qui a des contrats avec l’Etat ? Non, nous ne pouvons pas lui faire confiance !
Mais nous ne devons pas perdre espoir.
Je souhaite que 2008 soit l’année de la fraternité et du tous ensemble. Les enjeux dans notre pays et dans notre planète sont trop importants pour que nous continuions à agir égoïstement les uns contre les autres. Les riches, au lieu de vouloir à tout prix être davantage riches, devraient être reconnaissants envers la société d’avoir acquis cette richesse et en retour aider ceux qui n’ont pas eu cette chance à l’avoir. Les dirigeants des pays en conflit devraient s’assoire autour d’une table et discuter, car le dialogue vers la paix est toujours la solution la plus sage. Nous devrions considérer les différentes religions comme un enrichissement et non comme source de conflit. Nous devrions enfin, au lieu d’accepter une mondialisation réalisée dans des conditions humaines déplorables parfois proches de l’esclavage, ériger des normes sociales et écologiques, afin que cette mondialisation profite à tous.
Voila, pour terminer, j’ai une pensée toute particulière pour tous ceux qui ont souffert en 2007, en leur souhaitant que 2008 leur apporte bonheur et réconfort.
Nicolas Gaborit
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